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Le vélo, le casque et le risque?

Dois-je portez un casque lors de mes déplacements à vélo ?

Moi-même cycliste, cette question, je me la suis posée maintes fois. Pour y répondre, je me suis documentée sur le sujet. Quelle est la réglementation ? Quelle protection apporte un casque ? Qu’en disent les statistiques ?

En formation, je partage souvent cette réflexion avec mes auditeurs pour illustrer l’omniprésence de la gestion des risques. Dans notre quotidien personnel et professionnel, nous entamons souvent ce type de raisonnements, d’une manière plus ou moins poussée, en fonction de la situation. J’ai donc lu avec une particulière attention l’article Pour ou contre le casque à vélo ? paru dans Sport & Vie de ce mois.

Cet article est une analyse des risques rédigée et étayée de statistiques. Sans vous en dévoiler les conclusions, en voici une synthèse théorique :

Itération n°1

L’actif : le cycliste
La vulnérabilité : « la tête est la partie la plus vulnérable »
La menace : une chute entraînant un coup sur la tête
Les conséquences : blessure, handicap, mort
Vraisemblance : faible, zéro chute en 2 ans sans casque (statistique basée sur mon propre cas)
Le scénario de risque : accident entre un automobiliste et un cycliste (roulant à moins de 30km/h) entraînant la chute de ce dernier et un choc de sa tête contre un trottoir. Le cycliste est transporté à l’hôpital, il souffre de contusions multiples.
Mesures de traitement du risque :

  • Refus : arrêt de la bicyclette, le risque résiduel devient « nul ».
  • Transfert : assurance. Dans ce cas le risque résiduel n’est pas modifié (les conséquences identifiées ne sont pas concernées).
  • Acceptation : le cycliste reste tête nue, le risque résiduel n’est pas modifié.
  • Réduction : port du casque, le risque résiduel, si l’on se base sur les statistiques est de -70% des hospitalisations.

Comment faire un choix de traitement de risque ? Une partie de la réponse se trouve justement dans la suite de l’article de Sport & Vie, alors continuons !

Itération n°2

Admettons que j’opte pour le port du casque. Quels sont alors les nouveaux risques ?

Nouvelle menace n°1 : avec un casque, le cycliste au comportement prudent tend à un comportement à risque.

« […] l’impression de vulnérabilité que l’on ressent lorsqu’on roule tête nue incite à la prudence tandis qu’à contrario le sentiment de sécurité inspiré par le casque pousse à prendre des risques. […] Les chercheurs anglais parlent de « Risk compensation » à ce propos. »

Nouvelle menace n°2 : l’automobiliste est moins protectionniste face à un cycle casqué que face à un cycliste tête nue.

« Une étude menée en Grande-Bretagne avec une caméra embarquée, révélait que les voitures passent plus près lorsque les cyclistes étaient casqués que lorsqu’ils ne l’étaient pas. »

Les conséquences : blessure, handicap, mort

Vraisemblance : faible, zéro chute en 8 ans avec casque (statistique basée sur mon propre cas)

Le nouveau scénario de risque : accident entre un automobiliste et un cycliste (roulant à plus de 30km/h) entraînant la chute de ce dernier et un choc de sa tête contre un trottoir. Le cycliste est transporté à l’hôpital, il souffre de contusions multiples et graves car il roulait à plus de 30km/h (un casque de vélo est moins efficace au-dessus d’une vitesse de 30km/h).

Comme mesures de traitement du risque, je peux choisir de n’emprunter que des trajets avec des pistes cyclables, mais dans ce cas, le piéton entre en jeu ! Je peux également, décider de réduire ma vitesse ou encore de porter un casque de moto, etc. Comme le rappel cet article dans Sport&Vie, « partout le sujet du port du casque fait débat ! ». C’est en cela qui est intéressant dans notre cas. Il illustre particulièrement bien le rôle de coordinateur du Risk Manager.

Le Risk Manager

Le Risk Manager doit pouvoir animer les débats, prendre en compte l’ensemble des arguments, et apporter des données objectives pour aider les décideurs à faire leur choix. Le Risk Manager doit également savoir quand il est nécessaire d’arrêter les recherches pour une itération puis la revue du risque dans les itérations suivantes tout en gardant un niveau d’observation (ou surveillance du risque). Sans quoi, certains sujets ne seraient jamais traités et certaines décisions en perpétuelle permutation.

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La conférence de l’IDC : j’y serai !

Le mercredi 9 février 2011 aura lieu la conférence de l’IDC. A cette occasion, j’interviendrai pour une présentation de la norme ISO 27005 et de ses apports pour la SSI.

Vous pourrez m’y retrouver sur le stand d’Eyrolles où vous pourrez vous procurer un exemplaire !

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La 4ème conférence du Club 27001

Mardi 30 novembre 2010, s’est tenue la quatrième conférence du Club 27001. Lors de son introduction, Paul Richy a donné le ton en présentant l’évolution des normes, des certifications de personnes comme d’organismes et en plaçant la norme ISO 27005 comme fondamentale pour la série.

De ces interventions, je retiens que les choix de la certification (voire de la mise en conformité) doivent être motivés par des raisons valables telles que des exigences d’une autorité, une demande de clients et l’identification de bénéfices pour l’entreprise. La mise en conformité et l’obtention de la certification sont alors menées comme un projet transverse dans l’entreprise. Ceci signifie qu’une équipe, des objectifs et des moyens sont établis. Le projet se verra couronné de succès uniquement si la direction le soutien et que tous les niveaux de la hiérarchie sont, au minimum, informés de l’avancement du projet. La majorité des intervenants ont présenté des SMSI certifiés et mâtures, ce qui montre que nous entrons dans une nouvelle ère.

Ci-après, vous trouverez les détails des échanges de la conférence.

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Le Club 27001 à Marseille : j’y serai

Le vendredi 3 décembre 2010, je serai au Club 27001 de Marseille.

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Les GSDays : j’y serai !

Le mardi 30 novembre 2010 aura lieu la deuxième édition des GS Days. A cette occasion, je participerai à la table-ronde sur la gestion des risques et l’ISO 27005 organisée par le Club 27001.

Vous pourrez me retrouver, en fin de journée, sur le stand d’HSC pour une dédicace.

Les personnes qui auront déjà acquis l’ouvrage sont invitées à venir avec leur exemplaire et à titre exceptionnel le livre sera vendu sur le stand HSC.

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Ingénieurs et scientifiques : quels enjeux ?

Le mercredi 27 octobre 2010 s’est déroulé le colloque intitulé « Ingénieurs et scientifiques : quels enjeux ? » organisé par les Ingénieurs et Scientifiques de France qui fêtaient leur 150ème anniversaire de reconnaissance d’utilité publique. Pour cette occasion, deux tables rondes étaient organisées et avaient pour thèmes : « l’international, passeport pour la carrière d’ingénieur » et « la création d’entreprise une affaire d’ingénieurs ? ».

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Actif primordial – un petit éclaircissement

Un lecteur m’a posé deux questions pertinentes :

  • Les actifs primordiaux et les actifs en support sont-ils forcément porteur de valeur pour l’entreprise ?
  • Est-ce qu’un actif primordial se définit par le fait qu’on ne puisse pas sans passer ?

dont je souhaite partager ma réponse ici.

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Un nouveau métier dans la sécurité de l’information ?

Michael Page, célèbre acteur du recrutement, a publié cet été un guide des nouveaux métiers. Parmi ces nouveaux métiers, un, en sécurité de l’information est identifié : RSRSI.

Au premier abord l’acronyme est un peu effrayant et surtout imprononçable ! Pourtant, derrière ces termes rien de très nouveau puisque RSRSI se déploie ainsi : Responsable Sécurité et Risques des Systèmes d’Information. Alors, que ce cache-t-il derrière ce nouveau métier ?

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Un livre pour comprendre les cindyniques

Le livre Cindyniques – Concepts et mode d’emploi traite de la science du danger et permet de comprendre les fondamentaux de la gestion du risque. Il s’articule en cinq chapitres. Le premier chapitre décrit cette science en retraçant son histoire « de la préhistoire aux cindyniques ». Les auteurs décrivent les trois générations majeures ayant influencées fortement les cindyniques. Le deuxième chapitre est consacré aux concepts qui composent cette science : les axiomes, les déficits (déficits culturels, déficits organisationnels et déficits managériaux), l’hyperespace du danger, etc. Le troisième chapitre décrit la mise en œuvre des principes énoncés au chapitre précédent. Cet ouvrage se termine sur des exemples de mise en application qui complètent parfaitement les propos des auteurs.

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Les assises de la sécurité : j’y serai !

Je serai aux Assises de la Sécurité qui auront lieu à Monaco du 6 au 9 octobre 2010.

A cette occasion, Hervé Schauer me fera une place sur son stand pour une séance de dédicaces.

Les personnes qui auront déjà acquis l’ouvrage sont invitées à venir avec leur exemplaire, et à titre exceptionnel le livre sera vendu sur le stand HSC durant le salon.